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Non à la fermeture des Centres d'Information et d'Orientation (CIO) dans l'Académie de Rouen

Le Rectorat de Rouen décide de fermer de nombreux CIO dans l'Académie en 2014-2015. Quelles conséquences pour les usagers, élèves, parents, étudiants, adultes ?...

SAUVONS NOS CIO

Publié le 15 Avril 2018 par cio académie rouen

Le présent blog relate la lutte pour maintenir les CIO de l'académie de Rouen en 2014-2015.

Pour avoir les informations concernant la lutte des personnels contre la fermeture de tous les CIO en 2018, merci de vous rendre sur la page Facebook suivante :

https://www.facebook.com/SauvonsLesCIO/

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SAUVONS NOS CIO

Publié le 15 Avril 2018 par cio académie rouen

Le présent blog relate la lutte pour maintenir les CIO de l'académie de Rouen en 2014-2015.

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Un projet incompréhensible

Publié le 17 Décembre 2015 par cio académie rouen dans Informations

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Le point sur la situation - 17/12/15

Publié le 17 Décembre 2015 par cio académie rouen dans Le point sur la situation, Informations

Le point sur la situation - 17/12/15

Il y a exactement deux ans, jour pour jour, a lieu devant le Rectorat de Rouen une manifestation d'une ampleur inégalée. La moitié des personnels des Centres d'information et d'orientation (CIO) de l'Académie est regroupée devant les grilles, afin d'exprimer sa colère unanime contre un projet fou : supprimer 10 des 17 CIO de l'Académie.

Le Rectorat y voit un moyen de réaliser des économies de bouts de chandelles et argumente fallacieusement sur la nécessité de mettre "en résidence" les conseillers d'orientation-psychologues (COP) dans les établissements scolaires.

Les COP, et tous leurs soutiens, répondent que c'est idiot, que les CIO sont des organismes ouverts à tous les publics, donc ouverts sur le monde, et qu'ils oeuvrent à plus d'égalité sur le territoire. Dissocier COP et CIO est inutile, peu efficace en coût, et somme toute dangereux. Mais les COP ne sont pas écoutés dans un premier temps.

Après des mois de lutte, quelques actions d'éclat, une contre-propagande médiatique élaborée et quelques réunions houleuses, la situation "se stabilise" autour de la fermeture des CIO de Barentin, Montivilliers, Bernay et Le Havre-nord, du regroupement des deux CIO rouennais au même endroit, du maintien des structures sur Vernon, Eu, Elbeuf, Neufchâtel, Fécamp. Et surtout, les COP demeurent affectés en CIO, ce qui garantit leur indépendance d'esprit au service des familles, et leur travail d'équipe.

Deux ans après le début de la guerre, et alors qu'une paix relative s'est instaurée entre l'administration rectorale et les personnels de terrain, quelle est la situation aujourd'hui ?

1) Sur l'Académie de Rouen

La Rectrice a changé, et ce n'est pas un mal, tant le dialogue était défaillant entre la suprême autorité académique et les représentants des personnels de CIO. L'ancienne Rectrice a d'ailleurs depuis été inquiétée juridiquement, et s'est fendue dernièrement d'un nouvel acte d'autoritarisme dans sa nouvelle académie. Nous ne regretterons donc pas de nous être confrontés à elle, car cette personnalité particulière nous laissait-elle seulement le choix ?...

Pour le reste, les CIO disparus créent des manques, que rien ne remplace. C'est particulièrement prégnant sur la zone de Bernay, enclavée dans l'ouest de l'Eure. Pourtant, une promesse avait été faite -et s'avère donc non tenue, ce qu'en langage courant on appelle "un mensonge"-, promesse avait donc été faite par le Rectorat de rouvrir une annexe de CIO, dépendant de celui de Pont-Audemer.

Sur Rouen, les deux CIO coexistent dans un même lieu, 40 personnes sur moins de 200 mètres carrés, sans compter évidemment le flux important des consultants. Les conditions d'accueil sont déplorables, et ce ne sont pas quelques travaux d'apparat qui changeront cela.

Le report de fréquentation de la rive droite est insuffisant, la Seine jouant toujours ce même rôle de frontière naturelle et sociologique, ce dont le Rectorat ne semble avoir cure. Un "site" sans existence officielle a été créé à Mont-Saint-Aignan, dans les locaux de Canopé (ex-CRDP), pour lequel l'administration a tardé à réaliser la communication. Cependant, sa fréquentation est en constante hausse, ce qui montre bien les besoins de la grande rive droite.

Pourquoi laisser deux entités administratives sur le même lieu, rive gauche, alors qu'un lieu sur la rive droite ne bénéficie d'aucune entité administrative, lui ? Mystère et boule de gomme... Ne comprenant pas cette très visible incohérence, une délégation du SNES a posé la question en audience le 9 novembre dernier. La réponse demeure très évasive, et ressemble fort à une question de principe : l'administration ne revient pas sur sa décision, elle paraîtrait faible. C'est vrai que c'est tellement mieux de paraître bornée...

Autre question soulevée en audience : la mise en place du Service public régional d'orientation (SPRO), qui commence à prendre une place démesurée et menace de mainmise sur les CIO. Ah mais non, vous savez, les personnels de CIO se font des idées... Tant que les régions n'ont pas fusionné et que les élections ne sont pas passées, impossible de connaître la réelle stratégie de la nouvelle Région normande... On ne devrait donc pas tarder à en savoir plus. Et ce sera sans doute hélas.

2) Sur la Région académique

Ce qui nous amène au sujet de l'expérimentation de la "super-académie", qui colle aux nouvelles frontières régionales. Quel est le plan d'ensemble pour les CIO, en sachant que quatre CIO ont déjà fermé sur l'Académie de Rouen, et qu'un CIO a déjà fermé sur Caen ?

Une réunion syndicale interacadémique à Caen, le 13 novembre dernier, a permis d'éclairer ce point : un CIO par département bas-normand est prévu à la fermeture prochainement ! Flers (61), Avranches (50) et... l'autre CIO de Caen (14) sont sur la sellette. Oui, vous avez bien lu : il n'y aurait plus de CIO dans une ville préfecture de département et siège d'académie, une première en France. Parfois, être le le premier à faire quelque chose révèle non pas un avant-gardisme formidable, mais bien une incommensurable ignorance des choses.

Cette incommensurable ignorance s'est confirmée dernièrement dans les propos du Recteur de Caen, nommé pompeusement recteur coordonateur, c'est à dire interlocuteur unique des deux académies avec la nouvelle région : "Notre objectif est de maintenir la mission des conseillers d'orientation-psychologues (COP), qu'ils suivent les jeunes là où ils sont, pas forcément dans un centre dédié. Ce peut être une permanence dans une mairie, dans les maisons des services publics... Il ne faut pas perdre de vue que la fréquentation des CIO est en baisse. Il y a toujours des visites de classes, mais les visites isolées de familles diminuent : elles s'informent en ligne."

Chassez les sottes pensées par la porte, elles reviennent par la fenêtre... Ce type de discours, que ne l'avons-nous déjà entendu dans notre académie de Rouen... Si la fréquentation des CIO est en baisse, ce n'est pas le cas de leur quantité de travail, les situations s'avérant de plus en plus complexes et chronophages. De plus, et nous ne le répéterons jamais assez : les permanences en mairie ou autre, ça ne marche pas ! Enfin, le rôle des CIO n'est pas que d'informer, mais aussi et surtout d'accompagner, ce qu'aucun site internet, si bien conçu soit-il, ne pourra jamais réaliser.

Le Recteur de Caen se trompe, mais au juste cherche-t-il probablement à trouver une justification à l'injustifiable. Car s'il est prompt à s'exprimer au sujet des CIO, il semble bien le dernier à en comprendre le fonctionnement et l'utilité sociale. La moindre des choses, quand on est Recteur, surtout Recteur coordonnateur, c'est quand même de connaître a minima les structures de son Académie.

3) Sur tout le territoire national

Dans tout cela, ne perdons pas de vue que la trame générale des fermetures de CIO émane d'un Ministère qui ne parvient pas à assumer les conséquences désastreuses de son manque d'engagement et de réassurance sur le dossier des CIO. En n'étatisant pas l'ensemble des CIO menacés de disparition en raison du désengagement financier et progressif des Conseils départementaux, c'est quand même l'Etat qui demeure le principal responsable de la destruction du réseau, sans le reconnaître.

Grâce à deux stratégies médiatiques, le Ministère botte en touche. Premièrement, en créant le corps unique des psychologues de l''Education nationale, une bonne idée réclamée depuis longtemps, le Ministère tente de montrer qu'il se modernise et qu'il dialogue. Mais en enlevant tous les moyens de fonctionner à ce nouveau corps (appauvrissement généralisé des RASED et des CIO), cela ne demeure qu'un voeu pieux !

Secondement, le Ministère explique qu'il reprend 70 CIO menacés à sa charge, ce qui tendrait à prouver qu'il veut sauver les CIO... Sauf qu'il en oublie 160 autres au passage ! Le Ministère est donc loin, très loin, de cet objectif prétendu : sauver le réseau des CIO !

Partout, des CIO continuent de fermer, ou d'être menacés, dans les académies de Paris, Rennes, Versailles, Créteil, Orléans-Tours, et plus récemment dans celles de Nice (pétition ici) ou d'Amiens !

Sans oublier que le SPRO menace de détourner les CIO restants de leurs missions premières : accompagner les publics scolarisés, ou proches de l'être, sur la voie de la réussite dans l'Ecole.

Plus que jamais, il demeure nécessaire de nous rassembler derrière notre cri d'alerte : SAUVONS NOS CIO !

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Après la guerre

Publié le 19 Octobre 2015 par cio académie rouen dans Le point sur la situation, Informations

Après la guerre

"Chaque guerre est la toute dernière." - Jean GIRAUDOUX

Cette fois, il semblerait bien que la véritable guerre qui a opposé notre Collectif des personnels de CIO à l'administration académique se termine. Enfin.

Il n'y a plus de fermeture de CIO à l'ordre du jour. 4 centres ont disparu : ceux de Bernay, Montivilliers et Barentin en 2014, celui du Havre-nord en 2015. 6 ont été sauvés par rapport au projet initial : Fécamp, Neufchâtel, Eu, Vernon, Elbeuf et Rouen-centre (mais à quel prix pour ce dernier, qui a déménagé pour se tasser avec son homologue Rouen-sud).

D'importantes difficultés demeurent : le regroupement des deux CIO rouennais au même endroit pose des problèmes d'accueil du public insolubles. Sans compter la qualité de travail de leurs personnels, qui se retrouve amoindrie du fait des conditions délétères.

Certains CIO n'ont toujours pas de statut légal clair. Eu et Vernon seraient des annexes. Dieppe, Lillebonne et Fécamp seraient "étatisés" pour redevenir des CIO de plein exercice. Mais avec quel financement ? Le "site" de Mont-Saint-Aignan n'a aucune existence légale ; alors qu'il pourrait accueillir l'immatriculation de Rouen-centre, et devenir ainsi un CIO de plein exercice. Nous naviguons à vue, alors qu'il nous semble que la situation pourrait se trouver considérablement éclaircie si l'administration le voulait bien. Nous ne pouvons nous empêcher de penser que cela cache quelque chose ; évidemment, nous avons appris à être méfiants...

Les frais de déplacement ne sont pas toujours remboursés aux collègues, qui font de nombreux kilomètres dans la même journée pour aller sur leurs différents lieux de travail ; l'administration ne semble toujours pas vouloir comprendre que les COP sont des personnels itinérants, ce qui est inhérent à leur travail puisqu'ils ont plusieurs établissements d'exercice en plus du CIO. Se déplacer n'est pas un choix pour nous, et la compensation des frais nous paraît normale (au juste, elle est légalement prévue). L'équipe du CIO de Neufchâtel a ainsi gelé toutes ses permanences dans les collèges et lycées, jusqu'à remboursement des sommes dues, conformément aux textes en vigueur. Le pseudo-épuisement des enveloppes n'est pas notre problème ; ce qui est dû est dû, c'est tout. Aucun salarié ne devrait avoir à payer pour aller travailler.

La future fusion des académies de Rouen et Caen, dans le cadre de la réforme territoriale, pose de très sérieuses questions en terme de menace d'absorption des CIO par le Service public régional d'orientation (SPRO), et l'inévitable éloignement du service aux élèves qui en découlerait, pour se consacrer à d'autres publics.

Mais les bonnes nouvelles existent aussi : le corps unique des psychologues va inclure les COP, ce qui devrait conforter leur position dans l'Education nationale, au bénéfice des élèves et des familles.

Autre bonne nouvelle : les renouvellements de personnes dans la hiérarchie administrative. Sans entrer dans les détails, le changement de rectrice intervenu lors de cette rentrée devrait nous faire du bien. Déjà, parce que l'on ne pouvait pas faire pire que la précédente rectrice : autoritarisme, méconnaissance des services, attitude hautaine, destruction aveugle de CIO, communication lénifiante, refus de recevoir les personnels en audience...

Mme Claudine Schimdt-Lainé est la principale artisane du divorce profond entre les personnels et leur administration. Un lien que nous ne demandons qu'à retisser avec la nouvelle rectrice, Mme Nicole Ménager ; mais il faudra pour cela du temps, de la sérénité et du respect. Nous lui accordons pour l'instant notre obligation et notre crédit ; nous n'avons jamais été rebelles de facto, nous nous pensons au contraire loyaux à l'institution, aux usagers, et tout supérieur qui admet cela aura le droit au strict respect de nos obligations.

La guerre est finie. Enfin. Et quel champ de ruines elle laisse pour nos services. Pourtant, de nombreux collègues sont encore là, vent debout, devant les élèves, devant les familles, à chercher des solutions d'orientation. Et de nombreux collègues, dans les autres académies, doivent lutter, encore, contre les fermetures de CIO...

Nous sommes une profession résolument tournée vers l'avenir ; car tel est le sens de notre travail. Toujours attaquée, mais jamais agonisante. Et jamais résignée.

Debout, les COP, les élèves nous attendent ! Aucune administration, si antagoniste soit-elle, ne pourra nous enlever cela ! Et aucune administration ne pourra nous faire mourir, ni nous faire taire.

Pour les enfants, pour les familles et tous nos usagers, et pour les années à venir : sauvons nos CIO !

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La double contrainte

Publié le 3 Octobre 2015 par cio académie rouen dans Informations

La double contrainte

Mme Najat VALLAUD-BELKACEM a-t-elle vraiment conscience qu'elle parle à des psychologues, lorsqu'elle s'adresse à nous, les conseiller d'orientation-psychologues ? (voir compte-rendu de rencontre sur le site de l'ACOP-F).

Ce n'est pas certain, eu égard à l'injonction paradoxale que son administration, celle de l'Education nationale, nous adresse ces derniers temps.

Première injonction : assumez pleinement vos missions de suivi des élèves, dans l'institution, travaillez avec les équipes éducatives à leur réussite, centrez-vous autour du développement de l'adolescent et du jeune adulte. Pour cela, le corps unique est créé, en compagnie des psychologues scolaires du premier degré, en vue de rendre visible l'ensemble de la profession, ainsi "rénovée".

Seconde injonction : positionnez-vous dans le partenariat avec le Service public régional d'orientation (SPRO), regroupant tous les organismes travaillant sur un public adulte non scolarisé, pour contribuer à la qualification professionnelle et l'insertion de tous.

Ces deux injonctions apparaissent irréconciliables : c'est ce que l'on nomme, dans l'approche systémique en psychologie sociale, une "injonction paradoxale", aussi nommée double-contrainte. Dans le même temps, le Ministère est capable de nous demander de réaliser ces deux grandes missions, qui n'ont pas grand rapport l'une avec l'autre !

Certes, un point commun -ténu- est d'accompagner les publics vers la réussite professionnelle. Mais les approches et les types d'usagers sont radicalement différents. Un peu comme si on voulait construire une maison, et que l'on demandait aux plombiers de réaliser à la fois la tuyauterie et la charpente du toit.

En réalité, l'on peut s'apercevoir que ces deux injonctions parallèles, "Soyez des psychologues, aidez au développements des enfants dans l'école" et "Soyez des agents d'insertion pour lutter contre le chômage" trouvent une utilité sociale forte, d'où des besoins de professionnels.

Et la caractéristique des COP, c'est d'avoir les termes "orientation" et "psychologue" dans leur nom de métier, ce qui laisse imaginer à certains qu'ils peuvent être au four et au moulin... A seulement 3500 sur tout le territoire français, avec 30% de contractuels sans diplôme initial en psychologie de l'orientation pour la plupart de ces derniers : mais bien sûr !...

Et nous ajouterons un problème de taille : la disparition progressive des services d'orientation de l'Education nationale, les CIO, outils de travail principaux des COP pour accueillir et/ou accompagner les jeunes et les moins jeunes, scolarisés ou non...

Certains hauts fonctionnaires, ignares de la réalité du terrain, s'imaginent que l'on peut continuer à sous-financer le réseau des CIO, parce qu'après tout, selon la première injonction "soyez psychologues", les COP pourraient être en établissement, et selon la seconde injonction "aider les gens à s'insérer professionnellement", les COP pourraient travailler dans des lieux "SPRO" indifférenciés. C'est bien connu, nous avons le don d'ubiquité.

Il s'agit bien entendu d'une stupidité sans nom, relayée par quelques pontes récalcitrants, s'accrochant à leur fauteuil de pré-retraite percluse de certitudes archaïques.

A l'inverse, s'il existe bien des structures "outils de travail" essentielles à l'accomplissement de l'ensemble des missions des COP, accompagner les élèves et lutter contre les sorties sans qualification des jeunes, s'il existe bien des lieux qui permettent une réconciliation, pourtant difficile, de la double-attente de l'institution et de la société envers les COP, ce sont bien les CIO.

Et vous savez quoi ? On les laisse tomber. De nombreux départements se désengagent. Le Ministère n'en reprend qu'une partie en charge. Et un quart d'entre eux sont potentiellement mis en danger !

Les CIO, essentiels à l'accomplissement des missions des COP, sont en train de crever alors que jamais les attentes envers les COP n'ont été aussi fortes et diverses.

Madame la Ministre, il est inutile de créer le corps unique des psychologues de l'éducation et d'émettre des voeux pieux en ce qui concerne l'accès à la qualification des jeunes en difficulté : tant que vous n'annoncerez pas un vrai grand plan de reprise, voire de redéveloppement, des CIO, tout cela ne sera qu'un coup d'épée dans l'eau.

Alors, un effort : sauvez TOUS les CIO !

Pour rappel, sur l'Académie de Rouen, ce serait possible : les financements existent, puisque votre Ministère a attribué 11 CIO d'Etat, et que 5 municipalités nous aident de leur mieux (Eu, Vernon, Fécamp, Dieppe, Lillebonne). Nous pourrions avoir 16 CIO et annexes, et dans les faits, nous n'en avons plus que 12 : Le Havre, Fécamp, Lillebonne, Dieppe, Eu, Neufchâtel, Rouen, Elbeuf, Pont-Audemer, Vernon, Louviers, Evreux.

Quid de l'engagement d'une réouverture d'annexe à Bernay ?

Quid de la transformation du "site" de Mont-Saint-Aignan en véritable CIO, grâce à l'immatriculation du CIO Rouen-centre, pour l'instant sans domicile fixe et compressé dans les mêmes locaux que Rouen-sud ?

Nous avons des idées peu coûteuses sur le redéploiement des CIO de l'Académie, à des endroits stratégiques et nécessaires aux usagers, mais notre administration ne nous entend pas !

Nous attendons du Ministère qu'il soutienne notre position contre une administration rectorale qui refuse nos arguments par principe d'autoritarisme. Mais pour l'instant, le Ministère n'intervient pas.

Alors, comment croire en votre bonne volonté, Madame la Ministre ? Vous comprendrez que dans cette Académie, notre quotidien difficile nous fait attendre des actes -enfin !-, et non des paroles. Nous n'en pouvons plus des discours :

Sauvons nos CIO !

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Un pavé dans la mare

Publié le 28 Septembre 2015 par cio académie rouen dans Médias écrits, Informations

Un pavé dans la mare

"Enquête préliminaire", le terme est lancé par le quotidien régional Paris-Normandie. Selon les sources du journal, qui ont l'air solides, l'ancienne rectrice de notre Académie, Madame Schmidt-Lainé, fait l'objet d'une enquête sur ses frais professionnels lorsqu'elle en était à la tête.

Prudence, tel est le mot qui est sur toutes les lèvres. Car une enquête ne peut nullement se résumer à une preuve, et la présomption d'innocence est un concept beaucoup trop sérieux pour être bafoué.

Une simple observation, en deux propositions antagonistes :

- S'il s'avérait au final qu'il y eût malversation de sa part, il semblerait bien que nous trouverions là l'exemple le plus lamentable de détournement de fonds. Alors que les CIO, proches du public, crèvent à petit feu en raison de budgets toujours plus minimes, et que les collègues ont le plus grand mal, pour certains, à se faire rembourser leurs frais de déplacements professionnels, cette hypothétique malversation constituerait un incommensurable scandale.

- S'il s'avérait, à l'inverse, qu'il n'y eût jamais de malversation, l'interrogation serait la suivante : qu'est-ce qui peut expliquer que des gens en veuillent à ce point à cette dame pour la mettre ainsi en difficulté, et proférer de telles accusations ? Se peut-il qu'elle se soit fait autant d'ennemis, prêts à tout pour la faire tomber, alors même qu'elle n'est plus par chez nous ?

En tout point, et quelle qu'en soit la vérité, cette affaire est triste. Et écorne toujours un peu plus l'image d'une administration de l'Education nationale qui peine décidément à convaincre les gens.

Plus d'action et moins de unes de journaux, cela résume peut-être les attentes des usagers et des personnels...

Sauvons nos CIO !

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France 3

Le Figaro

France Bleu

Midi Libre

Un pavé dans la mare
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Le combat continue

Publié le 27 Septembre 2015 par cio académie rouen dans Informations

Le combat continue

Après ces formidables Journées nationales d'études de l'ACOP-F dans l'Académie, au Havre, où notre Collectif a pu réfléchir avec des collègues venus de toute la France aux moyens de préserver nos métiers et nos services des menaces qui pèsent sur eux, retour aux affaires courantes en ce début de semaine.

La situation des services sur Le Havre, mais aussi sur Rouen ou sur Bernay demeure préoccupante.

Dans l'agglo du Havre, il ne reste qu'un seul CIO, au lieu de trois il y a encore un peu plus d'un an. Les quartiers nord, défavorisés et très peuplés, se retrouvent sans service public de proximité concernant l'orientation scolaire.

Dans l'agglo de Rouen, il reste officiellement deux CIO, mais ils sont en réalité regroupés au même endroit, ce qui entasse usagers et personnels dans des conditions inacceptables. Un "site" sans existence juridique a ouvert à Mont-Saint-Aignan, lieu qui, de l'aveu d'un certain nombre de collègues qui ont pu s'y rendre, pourrait très bien devenir un CIO à part entière. Pourquoi ne pas décaler à cet endroit le CIO Rouen-centre, qui est aujourd'hui comprimé avec le CIO Rouen-sud ? C'est à n'y rien comprendre ; sauf évidemment si la fusion de ces deux CIO est d'ores et déjà planifiée, ce que le Rectorat dément.

A Bernay, le CIO a fermé depuis plus d'un an, et la situation est compliquée. Les usagers doivent faire 35 km pour être reçus à Pont-Audemer, avec les coûts et la perte de temps que cela engendre. C'est indigne d'un service public, censé être de proximité.

Lors de sa venue aux JNE au Havre, pendant la table ronde du dernier jour, M. l'Inspecteur Général en charge de l'orientation, représentant du Ministère, a été interpelé par notre Collectif sur la nécessité de développer les moyens pour redéployer le réseau des CIO sur tout le territoire national. Il en va d'ores et déjà de la pérennité du nouveau corps unique des Psychologues de l'éducation nationale : comment ces psychologues pourront-ils exercer correctement leur activité dans l'intérêt des usagers, s'ils n'ont pas des lieux d'accueil neutres, qui sont également la base de leur travail en équipe, de développement de pratiques et d'outils ?

Ce ne sont pas les 70 CIO repris par l'Etat suite au désengagement des conseils départementaux qui suffiront à sauver le réseau : il en demeure 160 menacés de disparition, et plus le temps passe, moins il y a de CIO car ils ferment, les uns après les autres. Il n'y a jamais de création. Comment la Ministre peut-elle encore se targuer de "sauver" le réseau des CIO ? Cette assertion, dans sa bouche, n'est ni plus ni moins qu'une provocation !

Autre point d'interpellation : le Ministère est toujours enclin à mettre en avant ce que les CIO coûtent à l'Etat ; mais jamais ce que les CIO lui font économiser financièrement et socialement ! En luttant contre le décrochage scolaire, et en accompagnant les élèves dans la construction de leur projet, les conseillers d'orientation-psychologues et les directeurs de CIO contribuent à limiter les sorties sans qualification, les redoublements, les réorientations, qui coûtent cher à l'Etat...

Dans l'Académie de Rouen, 4 CIO sur 17 ont fermé en l'espace d'un an, pour aucune ouverture. De plus, 2 CIO sont probablement en passe d'être fusionnés, à Rouen. Les usagers de Bernay, l'une des 700 communes de France prioritaires en matière d'éducation, n'ont plus de CIO. Des collègues sont en dépression, en arrêt maladie. Les usagers sont mécontents des conditions d'accueil à Rouen, et le font savoir.

Et que fait le Ministère ? Rien. Absolument rien.

Nous n'attendons pas de la Ministre ou de ses représentants des paroles rassurantes ou des discours de sympathie. Nous voulons des actes, car d'actes pour l'instant, il n'y a nullement. L'utilisation de l'immatriculation du CIO Rouen-centre pour créer un CIO Mont-Saint-Aignan et la réouverture d'une annexe de CIO à Bernay, comme promis, seraient des signes encourageants.

Sans cela, tout ce que peut dire la Ministre, ou ses représentants, c'est du blabla.

Personne ne les croit. Il est temps pour eux d'arrêter de parler, et d'agir un peu, on ne serait pas contre.

Sauvons nos CIO.

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En direct des JNE

Publié le 25 Septembre 2015 par cio académie rouen dans En direct des JNE

En direct des JNE

Et voilà, pour conclure ces JNE, les dernières sous la présidence de notre très aimé Dominique HOCQUARD, l'intervention finale de la clown-analyste Bobinette, et le petit jeu de scène entre eux deux.

Le Collectif est heureux d'avoir apporté sa pierre à l'édifice du Congrès, nous espérons avoir contribué à donner une bouffée d'air à notre profession, inquiète à propos du futur proche des services, et dans l'interrogation quant au devenir de ses métiers, conseiller d'orientation-psychologue et directeur de CIO.

Un grand bravo à Fred Tousch, Isabelle Lemétais et Aurore Chouquet, les comédiens qui auront illuminé ce congrès off de leur humour, de leur verve et de leur à-propos. Rire et réfléchir conjointement aura été possible grâce à eux.

Un grand merci à Mme Nathalie NAIL, élue Front de gauche à la municipalité du Havre, et à M. Pascal REGHEM, président de l'Université du Havre, pour leur accueil et leur participation à ces JNE.

L'ensemble des bénéfices de la boutique est reversé à l'ACOP-F, une association plus que jamais vivante, dynamique, et indispensable au développement harmonieux de nos métiers et de nos services.

En direct des JNE
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La Ministre loin de tout

Publié le 25 Septembre 2015 par cio académie rouen dans Informations

La Ministre loin de tout

Par divers canaux médiatiques, France 3 et La République du Centre, nous apprenons que la Ministre de l'Education nationale Najat VALLAUD-BELKACEM s'est rendue hier jeudi à Orléans, en vue de "se rendre compte de la mise en place du SPRO" (!), dixit La République.

Elle y a visité... deux CIO. Outre le fait qu'il faudrait quand même comprendre maintenant que les CIO ne sont pas censés "mettre en place" le SPRO, puisqu'ils n'en font légalement pas partie, cette visite à ce moment nous interroge.

En effet, la Ministre était cordialement invitée par l'ACOP-F à venir rencontrer la profession dans son ensemble lors du Congrès qui bat son plein au Havre.

Certes, son absence mercredi, lors de l'ouverture, peut être imputable à un agenda chargé, ce jour étant celui du Conseil des ministres.

Mais que dire du fait que la Ministre préfère, le jeudi, se rendre dans deux CIO plutôt que de se confronter à la profession toute entière ?

Evidemment, les interprétations vont bon train : fuite, évitement, ou pire, le fait de ne pas réaliser qu'en pleine période d'incertitude (fermetures massives de CIO, tentatives de récupération par les Régions, évolution incertaine des missions...), il aurait mieux valu venir se présenter, avec courage et détermination, devant l'assemblée toute entière des COP et directeurs de CIO de France.

En tout état de cause, la Ministre brille par son absence.

Et s'éloigne de plus en plus d'une base, qu'elle devrait plutôt s'attacher à convaincre...

Ou comment oeuvrer à la fracture définitive entre l'administration et les personnels...

Voilà une communication désastreuse !

Sauvons nos CIO !!!

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